Premier constat, le volume de diffusion de série reste stable par rapport aux années précédentes. Palmes d’or à TF1 avec 48 séries différentes présentées entre septembre et juin. Le 52 minutes s’impose quant à lui comme le format de référence, passant de 46% des fictions produites à 70%. Il s’avère être porteur de l’innovation puisque sur 19 nouvelles séries 15 étaient des 52. Et permet également de donner un second souffle à des séries vieillissantes. Sans gage de réussite totale, preuve en est avec feu Brigade Navarro, par exemple.
Petite cuisine
Aujourd’hui pour réussir une bonne série de nouveaux ingrédients sont à incorporer. D’abord assaisonner allégrement son écriture de comédie, genre particulièrement prisé du spectateur fin gourmet au goût formaté par les séries américaines largement présentent dans le paf. Ensuite, ne pas hésiter également à fusionner des univers, mélangeant sans complexe policier, social, patrimonial et plus si affinités.
Le héros unique et lisse n’est lui plus le seul bienvenu au menu, préférant un traitement choral des sujets. Et des personnages avec failles et aspérités qui déploient toutes leurs saveurs au sein d’univers familiaux et de proximités.
Tout ça ne garantit pourtant pas des audiences en hausse. Au contraire. La fiction française, face à son homologue d’outre atlantique, souffre d’un cruel problème de rentabilité. Qui risque de ne pas s’améliorer dans les années à venir. Si en 2008, 530 millions d’euros ont été investi par les chaines de télévision, le premier semestre de l’année 2009 laisse apparaître un recul astronomique des investissements de -44%... De quoi se rebiffer !