Après une semaine riche en informations, diverses et parfois contradictoires, les Etats-Unis ont formellement demandé l'extradition de Roman Polanski jeudi 22 octobre au soir et ce, dans le délai respecté de 40 jours, comme l’explique l’OFJ dans un communiqué.
Le cinéaste doit être entendu par la justice suisse avant qu’elle décide d’accepter ou non la demande américaine.
« M. Polanski ne change pas de cap. Il n’acceptera pas la demande d’extradition » a déclaré Me Temime. Cette déclaration, comme le mentionne
Le Temps,
fait suite à l’intervention de Me Kiejman sur Europe 1 qui avait envisagé « que le cinéaste puisse aller « s’expliquer » aux Etats-Unis, où « les arguments en sa faveur ne sont pas inexistants ».
Le Figaro indique que Roman Polanski sera auditionné par les autorités suisses auprès desquelles il pourra faire valoir ses arguments. L’OFJ précise qu’
« aucun délai fixe n'est prévu par la loi » et que la justice suisse statuerait au vu d'arguments juridiques et non sur le fond, pour accepter ou non l’extradition.
Le cinéaste pourra alors faire appel de la décision de l'OFJ dans un délai de 30 jours auprès du Tribunal pénal fédéral puis, en dernière instance, auprès du Tribunal fédéral de Lausanne.
Selon l’OFJ, il est écrit, sur cette demande d’extradition, que le réalisateur ne risque que deux ans de prison aux Etats-Unis et non plus 50 ans, car la loi sur le délit de « relation sexuelle sur mineur » a changé au 1er juillet 1977. L’OFJ poursuit que Roman Polanski devrait bénéficier de cette nouvelle loi, car bien que le « délit ait eu lieu avant cette date », la justice américaine n’a pas prononcé la peine.
A suivre…
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