Crédits : Affiche de Baru



écrit le 01/11/2009 à 16:00
par Christelle Dupays

CINÉMA - Un festival de haute lutte

C’est ce week-end que s’est ouverte la 32e édition du Festival du Film Italien de Villerupt, centré cette année sur la représentation de la classe ouvrière. Une rétrospective qui trouvera sa place sur les écrans lorrains jusqu’au 15 novembre.

Quand on évoque Villerupt, en Lorraine, défilent en tête des images sombres de la sidérurgie déchue, de Gandrange, de ces ouvriers en lutte, ces promesses non-tenues… C’est pour être en phase avec cette actualité sociale que le thème de la rétrospective retenue cette année par le festival s’est imposé. « Quand la classe ouvrière allait au paradis » expression inspirée du titre d’un film d’Elio Petri permet de parcourir les différentes époques du cinéma « ouvrier » transalpin, très vivant, jusqu’à aujourd’hui encore. « D’ailleurs, dans les années 2000, ce sujet est revenu très fort, allié à celui de la précarité. On ne pensait pas, aujourd’hui, être autant dans la réalité », expliquait au Républicain Lorrain Oreste Sachelli, délégué artistique du festival.
En prise avec la réalité sociale, le cinéma italien rend compte des changements que l’industrialisation et l’urbanisation qui s’ensuit imposent aux individus.
De Rocco et ses frères de Luchino Visconti à Les camarades de Mario Monicelli, jusqu’à La fabbrica dei tedeschi de Mimmo Calopresti relatant la mort de 7 ouvriers de Thyssenkrupp dans un incendie, présenté en avant-première, une quinzaine de films composent cette rétrospective.


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