brève

écrit le 17/02/2010 à 08:00
par Anastasia Malinovskaïa

Passé hors compétition, My name is Khan est un hybride bizarre entre les films de Bollywood avec une structure narrative lente, ornée de multiples clips musicaux, dansants et chantants, et l’action hollywoodienne. Or, sur les 165 minutes du film, seulement une première dizaine se passe en Inde. Le reste de l’action se déroule chez l'Oncle Sam.

 My name is Khan and I’m not a terrorist est le leitmotiv du film, produit par Hiroo Yash Johar, Yauri Khan, réalisé par Karan Johar et coécrit avec Shibani Bathija.

 Les scénaristes pourraient très bien rester sur cette idée forte : un homme musulman, atteint du syndrome d’Asperger, veut à tout prix rencontrer le président américain pour lui expliquer qu’il n’est pas un terroriste. Or, l’écriture caractéristique de Bollywood multiplie les enjeux divers et variés, et crée un millefeuille indigeste, bouclé à 15 minutes de la fin.

 En l’espace de deux heures, le super héros indien trouve l’amour de sa vie, perd un fils, sauve une ville de l’inondation, traverse l’Amérique en stop, se retrouve emprisonné et torturé et je vous passe les intrigues axées sur les personnages secondaires…

Ce film réunit deux superstars de Bollywood, Shah Rukh Khan et Kajol Devgan. L’acteur indien mérite toutefois une mention, car son interprétation est étonnante de finesse et d’imagination pour incarner un personnage légèrement autiste.

Je ne vous dirai pas s’il arrive à rencontrer le président des Etats-Unis, mais si vous décidez d’aller voir ce film à sa sortie en salle, préparez-vous à une exposition d’une heure, l’action commence ensuite…

 

 

 

 

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