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TF1 - Section de recherches : Rien à déclarer ?
TF1 diffusait hier soir, jeudi, deux nouveaux épisodes de la quatrième saison de la série Section de Recherches. Petit exercice de critique en direct (presque) live. Mode d’emploi : tout en regardant ces nouveaux opus, j’écris mes impressions à chaud. Et je vous les livre sans un changement aujourd’hui. Oui, oui, même si je me trompe dans mes pronostics en matière de coupable ! Juré… Twitter à l’ancienne quoi !

20 h 50 : C’est parti. Les nouveaux épisodes de la 4e saison de Section de Recherches démarrent sur les chapeaux de roues. Un palefrenier, Zac, est retrouvé mort, dans le box d’un haras. Et à peine l’épisode lancé que l’on connaît déjà le coupable ! Avant le générique ! Une grande première. Scénario express. 50 secondes top chrono. Dire que certains en sont encore à discuter de la survie du 90 minutes en fiction !
20 h 52 : Bon, générique quand même. Tout rythmé, tout découpé, tout bleuté. La coupable a beau s’être désignée le capitaine Bernier émet des doutes. Et si ce n’était pas elle ? Hum, hum… Perspicace. Ben oui, c’est qu’il reste 49 minutes à tenir alors !
20 h 57 : Bon petit détour par les amourettes, compliquées (!), de Mathilde. Après avoir eu une aventure avec Bernier, le beau gendarme blond la saison dernière, elle a, cette année jeté son dévolu sur Ghemara, le beau gendarme brun. Avec le même insuccès d’ailleurs. La poisse oui ! Le beau brun, prend sa fonction de capitaine trop à cœur pour voir son équipe parasitée par ses relations amoureuses. C’est beau comme du Shakespeare. En attendant Roméo ne veut pas de la lettre de démission de sa Juliette…
21 h : Retour à l’enquête. Et au haras. Avec le procédé, intéressant (à la manière des Experts d’ailleurs) développé par Section de recherche. Ni vraiment du flash-back, ni des prémonitions de flics. Mais bel est bien leurs suppositions sur fond d’images sépia/surexposées et de caméra qui tourne sur elle-. Ce qui donne, aux guest, -toujours bien choisis, en tout cas sur cette quatrième saison-, la possibilité de jouer leurs partitions.
21 h 03 : Anne Maréchal (Alexandra Vandernoot), la coupable idéale, se fait bêtement piéger lors d’une reconstitution, en tenant l’arme dans le mauvais sens. Ben oui, c’est ballot
Mais, mais, mais… pas d’inquiétude. Les supers flics de la S.R n’ont même pas à sortir de leur bureau pour voir débarquer l’ex-mari de la victime, François Imbert (David Brécourt), qui s’accuse à son tour ! Mais qui ne sait pas non plus comment la victime est morte. Se seraient-ils concerté pour protéger quelqu’un ?
21 h 08 : Ah oui, bien sûr, j’oubliais de vous dire que ce gentil petit couple a une fille. En pension. Et l’intuition me dit que cette gamine a joué les filles de l’air la nuit du meurtre.
21 h 09 : Mais pour l’instant intéressons nous à Giséle Rivoire. La mère d’Anne. On a découvert qu’elle voulait rendre visite à sa fille le soir du meurtre. Mamie serait-elle la tueuse ? Interrogatoire de la grand-mère. Qui pour seul crime cache une paire de Converse et un T-Shirt un peu trop D’jeuns dans son salon ! Ah ben voilà qu’entre en scène la fille des deux pseudos-coupables. Qu’est-ce que je vous disais !
21 h 10 : Lisa est une enfant que tout le monde cherche à protéger. Et pour cause. Elle est autiste. Et vit en institution pour contrer ses crises de violences !
21 h 12 : Les gendarmes, et moi surtout, nous disons que Lisa ferait une coupable idéale. En même temps il reste encore 25 minutes de film à venir. Alors je ne ferais pas tapis sur cette présomption de culpabilité.
21 h 14 : Lisa est interrogée par Claire et Bernier. Enfin interrogée est un bien grand mot. La gamine (dé)bloque un peu. Pas terrible comme témoin, plus occupée à chantonner qu’à raisonner.
21 h 15 : Claire prend conscience qu’elle aussi a un enfant à protéger. Elle a demandé sa mutation. Décidément, les filles de la SR se sont donné le mot. Il y a épidémie !
21 h 16 : Le passé de violence de Lisa resurgit. L’adolescente a tabassé un gamin, voilà pourquoi elle a été internée. Bernier fait pression sur Anne qui têtue, continue de s’accuser. Alors imaginez la surprise quand elle apprend que son mari s’est dénoncé, lui aussi ! Elle craque. Et avoue tout. Sa fille Lisa s’est échappée de sa soirée d’anniversaire organisée au ranch. Elle voulait voir les chevaux. Et Anne l’a retrouvé près des box. Elle ne voulait pas que sa fille subisse la même pression que la première fois.
21 h 19 : Je me demande si le palefrenier mort, Zac, ne serait pas celui qui a frappé cet enfant pour lequel on accuse Lisa ? Oui je sais, il faut suivre ! Mon côté Sherlock… En même temps, ce n’est qu’une supposition.
21 h 20 : Confrontation entre François et Anne. C’est beau ! Regards embués de larmes. Mains qui se frôlent. Mais Bernier n’est pas touché par le numéro du monsieur. Il le garde en cage. Non mais ! On ne va pas lui faire à Bernier. Passer de deux coupables à aucun en un claquement de doigts, il ne faudrait pas exagérer non plus…
21 h 22 : Les Mathildettes reprennent de plus belle. J’ai deux amours, toudou doudoudoudou… Je reste, je pars, où vais-je, d’où viens-je dans quel état gère ?
21 h 23 : On découvre une bague dans le sac de la victime, notre palfrenier. Comment se l’est-il procurée ? L’aurait-il volé ? Ah non, ouf. Le bijoutier confirme. C’est un bijou d’occasion, la victime l’a acheté. En espèces ! Ou a-t-il pêché cette somme ?
21 h 25 : Il a peut-être gagné au loto ou au tiercé ? Ben oui le tiercé. On sent s’ouvrir la nouvelle piste là ! Il était palefrenier il devait s’y connaître en chevaux.
Et en femme aussi. Coup de théâtre. Un témoin sorti du chapeau l’affirme : Zac était l’amant d’Anne Maréchal ! Ah, ah… Ça se complique (en même temps on s’en doutait quand même un tant soit peu !) Ce qui en plus donne un mobile à son mari !
21 h 27 : Pub. Vite. Café. Chocolat…
21 h 31 : Bobo le roi de la cascade mange des Friskies…
21 h 32 : Ah. C’est parti pour la suite. Le mari sous la pression de l’oeil de tigre de Bernier craque. Bien sûr il savait que sa femme avait une liaison. Mais non il n’a pas tué son rival. Tout ce qu’il veut c’est recoller les morceaux avec sa femme.
21 h 35 : Ladite femme avoue sa liaison. Mais elle n’aimait pas le palefrenier. C’était juste un coup de folie. Elle aussi voulait retrouver son mari. Trop mimi. Tellement que les flics n’ont pas envie de les voir coupables.
21 h 36 : Alors autant enquêter sur la victime ! Ben oui, c’est toujours louche une victime. Surtout morte. Et bingo. Zac venait de gagner une belle somme aux courses. Un ticket acheté avec son collègue Gilles. À qui il a omis, bien sûr, de dire la vérité. Histoire de garder tout l’argent pour lui.
21 h 37 : Interrogatoire du collègue. Son téléphone retentit. Et c’est, attention, attention, la musiquette que fredonnait Lisa au centre spécialisé !!! Bernier, notre mentaliste à nous, met moins d’une demi seconde pour faire le lien. En tout cas il est plus rapide que moi sur ce coup !
21 h 39 : L’alibi de Gilles, une partie de poker, s’écroule ! Et Kalinka en musique de portable c’est pas courant…
21 h 40 : Gilles avoue ! Mais il ne l’a pas fait exprès… Non c’était juste un petit coup de cravache comme ça au passage. Y’a pas idée de mourir de ça aussi… Bon là on doit tenir le vrai coupable puisqu’il ne reste plus que quelques minutes de film !
21 h 42 : Mathildette le re-retour. Elle avale sa fierté, oublie ses amours blessés et reste ! Digne. Y’a qu’à faire comme ça…
21 h 43 : Ouah dernière image à la New York unité spéciale/police district / section criminelle (rayez la mention inutile)… Toute l’équipe est réunie pour une photo finale tout sourire. Y’a pas. Ça a de la gueule !
21 h 45 : Début du deuxième épisode. Cette fois, je ne critique pas. Je regarde ! Silence dans les rangs.

Bon si d’accord. Allez, je critique un peu !
Après les champs de course, le second épisode propose un détour sur les chemins de Compostelle. Julie, une religieuse en route vers le salut, avec un groupe de jeunes voyous, a trouvé la mort ! Poignardée à coup d’Opinel. Et Jean Pascal Lacoste (oui oui, l’agitateur de la Star Ac’) est de corvée de portrait robot avec les bonnes sœurs du couvent.
Résultat, la bonne sœur n’était pas une sainte. Elle aurait même eu une aventure avec l’homme du portrait robot ! Et un enfant il y a plusieurs années… Qui est-il, où est-il cet enfant tombé du ciel ?
En tout cas, l’ancien compagnon de la victime était du genre à jouer des poings ! Tellement qu’il a poussé son ex-femme dans les bras de Dieu.
Interrogatoire de l’ex-mari. Julie allait quitter les ordres. Et leur fils est mort. Elle allait retrouver son homme, mais tenait à finir le pélé. Une brebis égarée à remettre sur le droit chemin.
En attendant, l’ex-mari, ex-gros bras, ex-alcoolique a un alibi ! Direction le camp des jeunes. Tous les soupçons se portent sur Damien. Un petit fumeur de marijuana très attaché à Sœur Julie et qui s’est fait la malle pour se rendre à Sauternes.
Bien sûr, tout le petit groupe avait un Opinel ! Ce qui ne facilite pas la manœuvre pour la S.R.
Coup de froid quand Bernier apprend que Damien est le fils d’un de leur ancien collègue, mort en service voilà 4 ans. Et cerise sur le gâteau, le marmot avait appelé Bernier voici quelques jours. Mea culpa général à la SR. Musiquette d’émotion. Trois petites notes de piano, si sol do fa... Ben oui, personne n’a pris soin de ce pauvre gosse orphelin. Allez, retour à l’enquête. Pour l’instant Damien reste le coupable idéal. Et reste surtout introuvable.
Ah, belote et rebelote, on nous refait le coup du témoin « sorti du chapeau ». Les gamins du camp l’affirment, Damien avait un secret à propos d’un certain Kévin ! Tana… Direction ses parents. Et, et et… Surpriseuh ! Kévin est mort voilà deux semaines. En ratant une branche, lors d’un parcours sportif dans les arbres. Ce qui avait complètement déstabilisé Damien. Voilà le fameux secret. Pas de quoi fouetter un chat, ni occire une religieuse tout ça.
Ben oui, c’est bien joli cette petite historiette, mais ça ne nous dit pas qui est le meurtrier. À trop vouloir tirer sur la corde sensible cet épisode patine un peu. Manque de rythme...
Ah çà y est. Damien se cachait en forêt. Bien sûr il n’est pas coupable (enfin, à cet instant de la soirée, je prends les paris ! ) Et il a des infos ! Et ben oui, après le coup du témoin surprise, celui de l’info déterminante de dernière minute… Une gamine du camp, Leatitia, était raide dingue de sœur Julie. Tellement qu’elle était prête, pour elle, à faire son noviciat. Alors imaginez le choc de découvrir que sœur Julie avait un homme dans sa vie ! Une révélation qui a agi comme un coup de poignard…
Disons le tout de go, Section de recherches fait partie des bonnes séries policières françaises. En tout cas de celles qui ne donnent pas envie de zapper, même pour les Jeux Olympiques et une éventuelle médaille en biathlon.
Et avec les années, la qualité de l’écriture va plutôt dans le sens de l’amélioration. Un comparatif facile à faire d’ailleurs, puisque, à la suite des deux épisodes inédits, TF1 rediffuse un troisième opus plus ancien. Et cette fois la chaîne privée est allée puiser dans ceux de la première saison. Perturbant d’ailleurs de retrouver un personnage bel est bien vivant dans ce troisième épisode alors que l’on venait de faire son éloge funèbre quelques minutes auparavant ! Mais bon, les joies de la programmation ont des raisons que la raison (et la ménagère de moins de 50 ans ou plus) ignore !
Revenons à nos moutons. Enfin à nos gendarmes. Section de recherche est une série de bonne facture. Même s’if faut reconnaître que les intrigues sont parfois un peu cousues de fil blanc. Ok, ok me direz-vous, je me suis fait berner sur le coupable de l’épisode du haras, mais pour étayer ma défense, j’avance quand même que je n’aime pas beaucoup les témoins surprises… Et les fausses pistes destinées à gagner du temps. Un peu trop facile ! Et non je ne suis pas de mauvaise foi !
La preuve, je reconnais bien volontiers que sur Section de Recherches, et c’est loin d’être le cas sur toutes les séries françaises, les intrigues secondaires ont elles aussi le mérite d’exister. Et si c’est parfois taillé à la hache (Mathilde qui tombe successivement amoureuse d’une saison sur l’autre, de ses deux supérieurs) et légèrement fleu-fleurs bleue (Claire, partira-partira pas ?), comble du luxe (!), les personnages sont caractérisés.
Ajoutez à cela des situations originales et bien traitées, un humour souvent de bon aloi, une réalisation classique mais fluide et très agréable, de solides comédiens, des dialogues soignés, et les superbes paysages du bordelais et vous aussi, J.O ou pas, Section de recherches vous laissera un petit goût de revenez-y.
Section de recherches est une série produite par Auteurs et Associés. Et là, j’aurais bien voulu créditer les scénaristes, mais j’ai eu beau chercher sur le site de la série et sur celui de TF1, impossible de les trouver ! Un coup d’œil (bêtement) dans mon programme télé, même constat ! Y’aurait-il un problème de reconnaissance des auteurs en France ? Si peu…
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