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FRANCE TELEVISIONS - De Carolis candidat à sa propre succession
Enraciné depuis 5 ans à France Télévisions, de Carolis se sent pousser des ailes. Il a défendu son bilan lors d'une conférence de presse mardi dernier ; prêt à assurer un second mandant de cinq ans avec la même équipe, qu'il a qualifiée d'« équipe gagnante », il a indiqué avoir détaillé son programme au président de la République dans une note d'orientation stratégique pour les cinq prochaines années concernant l'avenir de France Télévisions, remise vendredi dernier.
"C'est sans doute la dernière fois que nous nous voyons... avant les grilles de septembre, bien sûr ».
Patrick de Carolis, souriant et déterminé, ouvre la conférence de presse sur les grilles d'été des chaînes du groupe, dont le sujet principal a finalement été sa propre succession à la tête de France Télévisions. Tout en disant qu'il n'a pas fait acte de candidature, puisque la loi prévoit une nomination par le président de la République, il s'est déclaré prêt à assurer un second mandat.
La « note confidentielle » reprendrait les éléments qu'il avait présentés au président lors d'un "entretien d'une heure", « très courtois, décontracté », la semaine suivant le conseil d'administration du 13 avril. Il indique avoir plaidé pour le renforcement de la ligne éditoriale actuelle et, sur le plan économique, pour le maintien de la publicité avant 20 h, pour deux raisons : « La raison d'Etat - il suffit de regarder où en sont les caisses de l'Etat" et une raison interne : « c'est un élément fort de dynamique interne et d'implication collective » ainsi qu'une reconnaissance des « savoirs-faire » du groupe.
Pour le président du groupe, le maintien de la publicité diurne pourrait remettre en cause la privatisation de France Télévisions Publicité ou, en tout cas, ne justifierait pas une ouverture de capital à hauteur de 70 %. « Ce serait excessivement négatif, dramatique presque, que le service public, qui essaye depuis des années d'être une entreprise comme les autres, avec des réflexes d'entreprise, ce serait dommage que cette entreprise devienne un établissement public », a-t-il ajouté.
Patrick de Carolis a refusé de parler de son avenir en dehors de FranceTélévisions et a assuré ne pas avoir de « plan B ». « Ce serait donner l'impression que je ne crois pas à mes chances, or j'y crois beaucoup. » Il s'est même déclaré « extrêmement optimiste (sur sa reconduction) » : «J'écoute régulièrement les paroles du président de la République et il y a toujours dit qu'il basait ses décisions sur la culture du résultat ! »
Patrick de Carolis a fortement défendu son bilan et celui de son équipe actuelle, une « équipe gagnante » : « Si je dois repartir, je repartirai avec les mêmes », a-t-il insisté.
« Je pense qu'on a fait du bon boulot durant ce mandat (...) sur le plan économique, des contenus et je dirais même social »
Les scénaristes, réalisateurs, comédiens et techniciens qui se sont retrouvés sur la touche ces dernières années apprécieront.
«Avec Patrice Duhamel et l'ensemble des équipes, nous avons appliqué une stratégie que j'avais proposée au CSA il y a cinq ans, nous n'avons pas dévié d'un iota ». « En cinq ans, on a profondément changé le visage du service public ». Le nombre d'émissions culturelles (hors fiction) est passé de 250 à son arrivée à près de 900 aujourd'hui. L'audience s'est maintenue à « environ 32 % de PDA» au global, malgré le développement de la TNT. « Nous avons eu cinq ans d'extrêmes turbulences et, malgré cela, fin 2009, nous avons rendu des comptes équilibrés », a aussi rappelé Patrick de Carolis. Après un résultat net de 19,6 M€ l'an passé (alors que les projections du Contrat d'objectifs et de moyens prévoyaient une perte de 135 M€), l'entreprise devrait d'ailleurs également être à l'équilibre en 2010.
Interrogé sur la critique faite par des professionnels, notamment des producteurs, sur une « excessive concentration », Patrick de Carolis a rejeté l'idée de modifier à nouveau l'organisation du groupe. "En dix mois, nous avons réorganisé un groupe qui était composé de cinq chaînes éditrices indépendantes, qui vivaient leur vie séparément. Il est évident qu'à un moment donné, il faut mettre de l'huile dans les rouages », a-t-il estimé. « Il y a un guichet unique, oui, un guichet de gestion et de négociation, qui a permis de réduire les coûts des émissions de 20-25 %. Il n'y a pas de guichet unique sur le plan éditorial, c'est impensable », a-t-il expliqué, qualifiant cette critique de « déplaisant, déplacé, faux et irresponsable ». (ndlr: Ça ne vous rappelle rien?)
Patrice Duhamel a assuré que 55 % de l'enveloppe création de l'année avaient été engagés dans les oeuvres au 30 avril. Concernant la grille de rentrée (à partir du 6 septembre, sauf exceptions), il a indiqué que « les choix éditoriaux et les arbitrages sont rendus à 95-98 % avec les producteurs, voire les producteurs animateurs ». Les grilles devraient être « complètement bouclées au maximum dans deux- trois semaines ».
Source Satellifax
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