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CÉRÉMONIE - Les « Schmucks » - Saison 2. Une sympathique soirée à bord de « La péniche cinéma ».
Jeudi 16 septembre se tenait la seconde cérémonie des « Schmucks », la remise des prix organisée par « Séquences 7 », une association qui s’occupe de promouvoir le travail des jeunes scénaristes. Une joyeuse soirée à parler de scénario, mais aussi un état des lieux de la situation (parfois dure) des apprentis conteurs.
« C’est quoi un Schmuck ? » C’est la question que je me pose en me rendant à « La péniche cinéma » jeudi dernier. À force de regarder des films, je sais bien que schmuck fait partie de l’argot des juifs américains, qui désigne un « abruti ». Cela dit, le rapport avec les scénaristes m’échappe un peu, et c’est non sans curiosité que je monte à bord de « La péniche cinéma », pour découvrir le secret de cette appellation singulière.
Il est un peu plus de 19h et les premiers invités arrivent petit à petit. On se salue, on prend une coupe, on discute des projets en cours. On peste aussi un peu, car la péniche est un lieu difficile à localiser. Mais la joie et la légèreté dominent tout de même. Beaucoup de jeunes scénaristes se retrouvent sur le pont, visiblement heureux de se rencontrer. Et parmi ces convives, il y a les futurs lauréats de cette cérémonie. Leur identité ne nous sera révélée qu’à la fin de la soirée. Tout ce que nous savons à propos d’eux, c’est qu’ils ne sont pas forcément scénaristes. Ils seront néanmoins récompensés pour leur contribution précieuse à l’ensemble de la communauté des auteurs dramatiques, et repartiront avec une belle statuette en fer forgé, symbole d’un accomplissement dans leur carrière professionnelle. Bref, ils seront schmuckés, comme on le murmure déjà depuis quelques minutes à bord de la péniche…
20h et tout le monde descend dans la cale du bateau. Le président de Séquences 7, Frédéric Davoust, nous explique enfin la signification du terme Schmuck, qui provient d’un bon mot du célèbre patron de studio Jack Warner, qui avait l’habitude de qualifier les scénaristes de « Schmucks with Underwoods » ou littéralement, ces « imbéciles avec une machine à écrire » ! Une référence grinçante aux rapports de force entre scénaristes et producteurs, et la preuve que les auteurs d’aujourd’hui ne manquent pas d’humour !
Une fois ce bref discours terminé, les lumières s’éteignent et nous assistons à la projection du court-métrage Les Paradis Perdus réalisé par Hélier Cisterne et produit par Justin Taurand. L’histoire d’une jeune fille qui découvre que son père se travestit alors que la France brûle pendant le mois de mai de 1968. « Une œuvre sur la tolérance… avec une pétasse intolérante ! » comme le souligne Sophie Deschamps, vice-présidente télévision à la SACD et première schmuckée de la soirée. Un mot d’esprit et un paradoxe amusants, qui résument bien l’état d’esprit de cette cérémonie désinvolte, alerte et pleine d’humour !
Sophie Deschamps est donc récompensée pour son engagement auprès des auteurs et à la vue des sourires d’approbation dans la salle, elle n’a pas volé son prix. Un schmuck qu’on pourrait interpréter comme un rappel de l’importance capitale pour les auteurs de faire valoir leurs droits et de se battre pour que la professionnalisation de ce métier soit reconnue.
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Le second Schmuck de la soirée revient à Nathalie Lenoir, l’auteur du blog « Scénario-Buzz », bien connu des jeunes scénaristes (allez-y, c’est une vraie mine d’or !) Comme le remarque Frédéric Davoust, tout le monde connaît Nathalie Lenoir… sans la connaître vraiment. Et c’est à la fois pour rendre hommage à la scénariste, comme à la ligne éditoriale de son blog, orienté vers l’aide des jeunes scénaristes, qu’un schmuck lui est décerné ce soir. Faisant moi-même partie des jeunes « Padawans » adeptes de « Scénario-buzz », je ne peux qu’approuver ce choix judicieux, de récompenser un tel travail.
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Le troisième et dernier Schmucké de la soirée s’est malheureusement excusé de son absence. Il s’agissait de Justin Taurand (Les Films du Bélier), producteur du film Un poison violent de Katell Quillévéré et de nombreux autres courts-métrages (dont Les paradis perdus.) Une personnalité qui contribue à faire émerger de jeunes auteurs (si si, ça existe !) et qu’on aimerait rencontrer une prochaine fois…
La cérémonie terminée, la soirée s’achève doucement au fil des discussions et des contacts donnés ou pris. Parce que Séquences 7, c’est aussi l’occasion de rencontrer des gens et de faire vivre ses projets. En gros, c’est aussi la possibilité d’arrêter cinq minutes d’être un schmuck marié à sa machine Underwood pour se tourner vers les Jack Warner d’aujourd’hui !
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