écrit le 25/05/2011 à 00:00
par Thierry Bochard

CINEMA - Very Bad Trip II, the wolfpack is back !

Moins de deux ans après la sortie du premier volet, les fous sont de retour. Cette fois, ils ne retournent pas Las Vegas mais Bangkok. Et pour l’unique projection presse du film, la Warner nous a « mis bien ».

Pour appâter le journaleux, les petits plats avaient été mis dans les grands. Le mail d’invitation disait « Venez accompagné », direction donc les Grands Boulevards et le classieux Gaumont Opéra avec un ami monteur. A l’entrée, des tee-shirts nous sont offerts. La magnifique salle façon âge d’or de Hollywood est quasi-pleine.


On patiente en lisant le copieux dossier de presse où sont même détaillées les bios du chef-décorateur et de la costumière, puis à 20h07, les lumières s’éteignent, la poilade peut commencer. Pas de bandes-annonces, on entre directement dans le vif du sujet avec la scène d’ouverture : Phil (Bradley Cooper), Alan (Zack Galifianakis) et Stu (Ed Helms) sont sur un immeuble, débraillés, l’œil hagard, et perdus dans une ville asiatique. « It happened again… » lâche Phil. Premiers éclats de rires.

Le générique sur fond de guitares hard-rock donne le ton, on se dit que l’on va assister à une vraie débauche de dollars. Et vite, l’impression se confirme. Grâce aux moyens mis à sa disposition, le réalisateur Todd Philipps profite des décors sublimes offerts par la Thaïlande pour nous en mettre plein la vue. Plans pharaoniques, on se croirait devant Mission Impossible 5 !

 

C’est là la plus grosse différence avec The Hangover 1 (le titre en V.O.) qui n’était à la base qu’une comédie sans grande prétention avant de devenir un hit à la surprise générale. Car scénaristiquement, les ficelles sont les mêmes ou presque. Les nouveaux auteurs, Scot Armstrong et Craig Mazin en plus du réalisateur, ont repris la recette gagnante et y ont ajouté un peu de sauce piquante.

Heather Graham n’est plus là (à mon grand désarroi…), mais Stu l’a troquée contre Lauren (la non moins jolie Jamie Cheung) qu’il va épouser dans son pays d’origine. A deux jours du mariage, il décide de finir la soirée sur la plage avec Phil, Alan, mais aussi Doug (le « prétexte » du premier film, mais si… le mec qu’ils retrouvent sur le toît de l’hôtel) et Teddy, le frère de la future mariée.

Tout irait bien si Alan ne décidait pas d’assommer Teddy, qu’il perçoit comme un intrus au sein de la bande, à coup de roofies dans ses chamallows. En même temps si Alan n’était pas aussi con, l’histoire aurait duré dix minutes, c’est sûr. Bref, les sacs sont mélangés et paaaaf… ça fait des Chocapics. Tout le monde en mange sauf Doug. Les autres se réveillent dans une piaule miteuse avec, pêle-mêle, un singe déguisé en George Michael époque Wham, un crâne rasé, un tatouage en plus, un doigt en moins, et un mafieux cocaïnomane sur le dos. C’est parti pour un road trip sur les traces de leurs (mouvementées) aventures nocturnes.



Niveau originalité, on repassera mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est que l’on retrouve avec un plaisir non-dissimulé le « Wolfpack ». On rit beaucoup et c’est généralement bon signe pour une comédie. Les applaudissements lors du générique de fin également.

Les acteurs, tous bankables désormais, sont au diapason. Cooper fait encore baver ces dames, Helms (Andy Bernard dans The Office) cabotine sans en faire trop, et Galifianakis est hilarant en grassouillet schizo, le genre de rôles qu’il semble maintenant condamné à jouer. Et ce tee-shirt Labrador, non mais lol, quoi… Tout juste peut-on regretter la nouvelle mise en retrait de Justin Bartha. Pourtant annoncé, Bill Clinton n’est pas là, mais Mike Tyson fait une nouvelle apparition (sans son tigre).

A l’arrivée, Very Bad Trip 2 est une très bonne « comédie potache d’action », on frise par moments l’overdose entre les émeutes, les coups de feu, les bijoux de famille de transsexuels thaï, et les poursuites en voiture entre autres. Mais ne boudons pas notre joie, c’est ce qu’on voulait, non ? Et vu le résultat, on semble bien parti pour une trilogie.

Finalement, le seul point noir de la soirée, c’est le Nestea payé 2€50 à un distributeur…


TAGS : SORTIES , COMEDIE
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