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Europacorp a connu une année moyenne, un chiffre d'affaires en baisse au premier semestre. Qu'importe, le retour d'Arthur et la Vengeance de Malthazard devrait combler le trou... Mais pas forcément.


Luc Besson connaît aussi la crise. Les premiers chiffres des résultats consolidés au premier semestre ne sont pas très bons, avec un résultat semestriel net négatif à 4,5 M€. Qu'importe, le groupe s'attendait de tels résultats et compte sur la sortie à venir de films à fort potentiel à l'international pour se refaire. Film à fort potentiel à l'international ? Arthur et la vengeance de Malthazard,  bien sûr ! Mais l'annonce des premiers chiffres a du décevoir Luc Besson et associés, qui comptaient sur un démarrage en trombe. C'est loin d'être le cas. Avec 4 668 entrées à 14 heures, Besson enregistre le 9ème démarrage de l'année, bien inférieur aux 11 281 entrées du premier volet.

Reste qu'Europacorp peut se satisfaire des très bons chiffres du Concert de Radu Mihaileanu, qui dépasse le million d'entrées.

Brève

HUMEUR | C'est ainsi que les scénaristes français vivent

écrit le 06/12/2009 à 11:00 par Vincent Solignac


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Lu un très bon article dans les Inrocks, comment meurent les séries américaines : « à Hollywood, décembre et janvier servent chaque année de cadre à la “saison des pilotes”. Soit deux mois d’hystérie, où les scénaristes peaufinent leurs projets et convainquent les chaînes hertziennes d’en tourner le premier épisode. Cela débouche sur une petite centaine de tournages à la fin de l’hiver – un peu moins cette année (72) pour cause de crise. Un écrémage radical a lieu durant les mois suivants : au moins 60% des pilotes tournés pour les chaînes grand public terminent en DVD sur l’étagère de leur créateur. »

On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec les séries françaises et la pratique de nos métiers. Ici quasiment tout ce qui est tourné est diffusé, question de moyens évidemment, nous pouvons difficilement rivaliser avec cette industrie du spectacle qui n'hésite pas à commander des prototypes en grand nombre pour ne garder que les meilleurs.

Mais si nous regardons bien ce qui nous arrive des US, surtout sur les chaînes d’Orange cinéma Série, nous constatons que les diffuseurs américains ne manquent pas d’audace. Il suffit d’énumérer quelques pitchs de série pour prendre toute la mesure de notre retard :

Breaking Bad : un prof de chimie fauché découvre qu’il est atteint d’un cancer. Pour mettre sa famille à l’abri du besoin, il se met à fabriquer et dealer des métamphétamines.

Hung :  un prof de sport fraîchement divorcé décide de se prostituer pour mettre en valeur son seul vrai atout dans la vie : la taille de son sexe.

Et les Anglais, avec Party Animals, sur les coulisses de la chambre des Communes, font une description au scalpel des mœurs politiques anglaises.

Pour un scénariste français, avoir un tel choix à portée de télécommande, c’est à la fois enthousiasmant... et profondément déprimant quand vous vous remettez au travail le lendemain :

- un prof de l’éducation nationale deale du shit pour calmer ses élèves turbulents ? Non, ça va pas le faire.

- La lutte au couteau entre Martine Aubry et Ségolène Royal entre les deux élections présidentielles ?

- Un jeune député socialiste fraîchement élu à l’assemblée nationale se découvre de droite et échangiste?

- Un médecin soucieux de combler le trou de la sécu devient  tueur en série ? Non Il vaudrait mieux proposer Landru, surtout si c’est pour le service public.

Ce qui nous manque le plus finalement c'est un langage commun. Ici, créateurs et diffuseurs ne parlent pas la même langue.

Il nous faudrait pour commencer un mot... Un mot qui transformerait profondément le paysage et les mentalités... Un mot qui, quand on le prononcerait, évoquerait  à la fois le désir, la création, le mouvement, l'industrie, le professionnalisme... "Entertainment?"

Ca va beaucoup mieux depuis que je me dis que je fais de l'entertainment. Pas vous?
 

Brève

SÉRIES TV | La fiction d'ARTE bientôt Invincible

écrit le 06/12/2009 à 10:00 par La Rédaction

La chaîne franco-allemande propose une nouvelle case hebdomadaire de deuxième partie de soirée consacrée aux séries... Avec, dès le printemps prochain, la série prometteuse Les Invincibles, dont le pilote avait été présenté à Aix, et qui a reçu le prix du public au Festival Tout-Ecran de Genève.


Arte ouvrira, en janvier, une nouvelle case de deuxième partie de soirée de 2 x 52', chaque mardi. Elle sera consacrée aux séries coproduites ou achetées. Les Flingueuses (14 x 25', Feelgood Fiction) sera diffusée dès janvier, Les Invincibles (16 x 52', Making Prod), est programmée en mars. Suivront The Killing (20 x 54', Danmarks Radio), Fortunes (Terence Films, ALP) en octobre-novembre ou Xanadu (Haut et Court) dont le tournage est annoncé pour février-mars.

En programmant des séries qui comportent avant diffusion un grand nombre d'épisodes, Arte use de la bonne stratégie et montre la confiance qu'elle accorde aux auteurs. La seule chose que nous déplorons est l'horaire de diffusion, trop tardif. Une série comme Les Invicibles, adaptation très réussie d'une série québécoise éponyme, aurait tout à fait sa place à 20h30, heure à laquelle c'est déjà pas la foule sur ARTE... Cette  programmation en deuxième partie de soirée devrait cependant être accompagnée d'une véritable offre VOD, non seulement sur le web mais aussi sur les écrans de télévision.

Ne boudons pas notre plaisir : malgré des moyens limités, la chaîne franco-allemande parie sur la fiction. La diffusion des Tudors le samedi en prime time a fait de bonnes audiences. François Sauvagnargues, directeur de la fiction d'Arte France a réitéré dans le Film Français son intérêt pour les fictions d'envergure internationale. Plusieurs projets sont en cours et la chaîne, qui s'engage actuellement sur deux coproductions par an, va "sans doute en préacheter une supplémentaire avec un autre diffuseur".

Gilles Carle, scénariste, réalisateur, monteur, producteur,a été un touche à tout de grand talent,  rénovateur du cinéma canadien à partir des années 60, il est décédé le week-end dernier à l'âge de 82 ans.


Il est des réalisateurs dont l'oeuvre foisonnante n'est que peu connue et reconnue. Gilles Carle fait partie de ces réalisateurs là. Après des études aux Beaux Arts de Montréal et un détour par l'édition (Editions de l'Hexagone), Gilles Carle intègre l'Office National du Film du Canada comme documentaliste, scénariste, puis réalise ses premiers courts-métrages, essentiellement documentaires (tout comme Denys Arcand). En 1965, alors qu'il travaille sur un court documentaire sur le déneigement des rues de Montréal, il détourne matériel et techniciens pour réaliser son premier film de fiction: La Vie heureuse de Léopold Z. Malgré le courroux de l'ONF, le film sort en salle et devient le plus gros succès d'un jeune cinéma québécois émergent. Cependant l'ONF refuse de produire autre chose que du court. Gilles Carle quitte alors l'organisme administratif pour la production indépendante avec Onyx Films qui financera en 1968 Viol d'une Jeune Fille Douce. Gilles Carle n'aura de cesse de montrer avec beaucoup d'humour (parfois burlesque) et de fantaisie les dérives et les travers de la société canadienne.

Dans les années 70 Gilles Carle devient un réalisateur poil à gratter, osant sur le ton de la fable et de la comédie, s'en prendre à la politique économique, sociale et agricole de son pays (La Vraie Nature de Bernadette). En 1973, il réalise  La Mort d'un Bûcheron dans lequel il fait tourner pour la première fois celle qui deviendra sa femme et son égérie: Carole Laure. Dans ce film, très librement adapté de Marie Chapdelaine de Louis Hémon, non seulement il dénonce la déforestation, mais il attaque, sur le ton de l'humour, les valeurs chrétiennes et familiales traditionnelles. En 1981, il réalise les Plouffes d'après Roger Lémelin pour la télévision. Puis en 1983, il signe l'adaptation de Marie Chapdelaine, qui restera un de ses plus grands succès public. Jusqu'en 1994,  il a réalise quelques films, restés confidentiels. Atteint de la maladie de Parkinson, il a cessé toute activité cinématographique il y a une dizaine d'année.

Au-delà de ces films, on doit à Gille Carle une libération des réalisateurs canadiens, et surtout québecois. il s'est tout permis, en s'offrant le luxe de la liberté et de l'originalité. Il l'a a sans doute payé cash, finissant par disparaître après l'émergence d'une nouvelle génération, celle de Cronenberg et d'Atom Egoyan, et l'arrivée sur la scène internationale de Denys Arcand.

Les films de Gilles Carles à l'ONF: http://www.onf.ca/explorez-par/realisateur/Gilles-Carle/

Brève

TOURNAGE | L'impossible monsieur Jourdain, une comédie sur TF1

écrit le 02/12/2009 à 10:00 par La Rédaction

Claire Keim, François Morel et Thierry Lhermitte jouent dans un film de télévision. L'impossible Monsieur Jourdain est écrit par Olga Vincent et Jeanne Le Guillou et réalisé par Lorenzo Gabriele.


André Béraud, ex directeur artistique de la fiction  de TF1, déclarait il n'y pas si longtemps que l'unitaire était une spécialité bien française et qu'il ne fallait pas la perdre. Venant d'un québécois formé à l'école américaine, cela en avait surpris plus d'un. La direction actuelle semble avoir retenu la leçon et multiplie les commandes d'unitaires. Cette histoire de chef d'entreprise pris de la folie des grandeurs fleure bon :

"Jean-Claude Jourdain est à la tête d'une petite PME sur le déclin qui va connaître, par accident, un succès aussi inattendu que salvateur... Tandis que sa fortune excite la convoitise d'hommes d'affaires malhonnêtes, la folie des grandeurs s'engouffre dans l'esprit de cet homme, tant et si bien que ses employés, trouvant qu'il prend la grosse tête, décident de lui jouer un tour en lui faisant croire qu'il est invité en voyage présidentiel."

Félicitons les auteurs qui rien que par le titre affichent leur ambition et annoncent la couleur. On ne peut s'empêcher de penser en effet  à L'Impossible Monsieur Bébé et au Bourgeois Gentilhomme. Le scénario doit être à la hauteur : François Morel et Thierry Lhermitte sont connus pour choisir soigneusement leurs projets, surtout en télévision. Croisons les doigts pour que les créateurs et les diffuseurs réussissent leur pari.

Produit par Ramona Production pour TF1, L'Impossible Monsieur Jourdain est en tournage en région parisienne depuis le 30 novembre, et jusqu'au 11 janvier.

Distribution : François Morel et Thierry Lhermitte, Claire Keim, Camille Japy, Jean-Michel Noirey et Christiane Bopp.

Brève

COCORICOCU | Le couple Sarkozy chez les Simpson.

écrit le 01/12/2009 à 10:00 par Vincent Solignac


Matt Groening et son équipe ont l’habitude d’inviter les grands de ce monde, pipoles ou politiques, chez les Simpson. Le plus souvent ce sont des américains, mais aujourd’hui dans le cinquième épisode de la 21ème saison, intitulé The Devil wears Nada a pour guest notre couple présidentiel pipolitique. Carla couche avec le patron d'Homer qui ressemble furieusement à Barak. Homer menace de tout raconter à Nicolas...

Scénaristes.biz vous révèle ce que le conseiller en communication a dit pour calmer la fureur présidentielle :

« Monsieur le président, depuis le 17 décembre 1989 l’odyssée d’Homer est diffusé par la Fox.

(voyez comme ce conseiller est malin, il ne dit pas dessin animé, sitcom, non ! Il parle d’odyssée, car il sait que notre président a des lettres, et cela aidera à faire passer la pilule. Ah, si Pénélope avait eu la pilule, elle n’aurait sûrement pas attendu si longtemps, pense au même moment le président…).

" Donc Monsieur le Président, on ne présente plus cette série planétaire, qui a profondément marqué les esprits, « D'oh! », l'expression d'abattement d'Homer est entrée dans la langue anglaise. Je vous déconseille de protester officiellement auprès de la Maison Blanche, désormais tous les américains connaissent votre nom.

- Tous ?

- Oui monsieur le président, tous, il paraît que les démocrates mettent sur leurs répondeurs « hello, you are getting cosy with Sarkozy ». C’est la gloire, monsieur le président!"

Grâce à cette intervention miraculeuse, l’incident diplomatique a été évité de justesse, mais c'est reculer pour mieux sauter, car Barak, ce grand noir charismatique, lui gâche son mandat, il en a même parlé à son analyste :

 




 

Brève

PROJET | Elvis, what else ?

écrit le 30/11/2009 à 15:00 par La Rédaction


Après les Urgences et la drague autour d'un café, Georges Clooney s'intéresse de près à... Elvis Presley.
Malgré des expériences malheureuses en matière de production, l'acteur crée une nouvelle série intitulée Delta Blues, qui racontera les aventures d'un policier de Memphis, légèrement Tanguy sur les bords, puisqu'il vit encore chez sa mère. Mais surtout, il se déguise chaque soir en Elvis. L'un des scénaristes annoncés sur le projet appartiendrait au pool d'auteurs de la série Cold case. Quant au héros, il sera interprété par Jason Lee. What else ?

Brève

SERIES TV | L'Internat a du mal à prendre pension

écrit le 28/11/2009 à 10:00 par La Rédaction


Sans devenir catastrophique, l'audience de L'Internat,  nouvelle série de M6 produite par Marathon, dont vous pouvez lire la critique détaillée sur notre site, ne décolle pas. La courbe a suivi la même évolution que la semaine dernière (légère progression de la part de marché sur les 3 épisodes) mais en démarrant plus bas (juste sous les 10%, avec 2,4 millions de spectateurs sur la moyenne des trois soirées). Le score des ménagères de moins de 50 ans, essentiel pour M6 dans sa rivalité avec TF1, reste convenable (18,8) mais la carrière de la série, qui vise avant tout le divertissement léger sans prise de tête, est sans doute menacée.

Il reste deux soirées à diffuser, les jeudi 3 et 10 décembre.

 

Le 25 novembre l'Observatoire de la liberté de création signe un communiqué pour protester contre cette nouvelle censure.


Il y a quelques mois, Métrobus, régie publicitaire de la RATP, interdisait sur ses supports l'affiche du film Coco avant Chanel, qui représentait l'interprète du rôle titre une cigarette à la main, et faisait remplacer sur l'affiche de l'exposition Tati la pipe de M. Hulot par... un moulin à vent. Métrobus appliquait ainsi sa propre interprétation, très restrictive, de la loi prohibant la publicité pour le tabac et l'alcool, interprétation valable uniquement dans les couloirs du métro parisien, puisque l'affiche de Coco était visible sur tous les murs de Paris. Les déclarations de Claude Evin, auteur de la loi, n'avaient pas suffi à convaincre Métrobus, et il avait fallu l'indignation de milliers de signataires pour obliger la régie à rendre à M. Hulot sa pipe légendaire.

 


Aujourd'hui, Métrobus refuse l'affiche du film de Joann Sfar Gainsbourg, un dessin en noir et blanc représentant le profil du chanteur entouré de volutes de fumée. L'équipe du film, soucieuse de ne pas irriter les narines chatouilleuses de la RATP, avait pris soin de ne pas montrer l’objet du délit, la cigarette. Mal lui en a pris ; si l'affiche avait été extraite du film, si elle avait montré le comédien interprétant Gainsbourg une cigarette bien réelle à la main, Métrobus n'y aurait pas vu malice et l'aurait acceptée dans ses murs, prétend-elle aujourd’hui. De qui se moque-t-elle ?

L’Observatoire de la liberté de création encourage vivement Métrobus à laisser dans les loges son habit de Tartuffe, et assure les ayant-droits du film et de Serge Gainsbourg de son soutien. Ne laissons pas une régie publicitaire faire la loi !

les organisations signataires :

La ligue des Droits de l'homme, Aicd, Aica France, Fraap, Le Groupe 25 Images, SGDL, SRF, UGS

NDLR : On fait la queue dans les gymnases pour se faire vacciner, des citoyens sont convoqués au ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale pour débattre avec le ministre, le nombre de repas distribués par la banque alimentaire explose et la crise est derrière nous.... Une petite musique me vient en tête, celle du film Brazil... Pom-pom, tomorrow was another day... pom-pom...

 



La productrice, Pdg de Cinétévé, confirme dans Le Parisien du 25 novembre qu'elle ne sera pas candidate à la succession de Patrick de Carolis....


Son nom circule régulièrement depuis plusieurs mois dans la liste des candidats potentiels à la succession à la présidence de France Télévisions. "Impossible", répond Fabienne Servan-Schreiber au Parisien. "Quand [Nicolas Sarkozy] a décidé de limiter la publicité sur France Télévisions et d'en nommer lui-même le président, je me suis opposée à cette réforme. Je pense que la rumeur selon laquelle je serai candidate est venue, à cette époque, de l'Elysée pour me déstabiliser. Je ne peux pas être candidate. M'étant opposée au nouveau mode de désignation qu'il a choisi, je ne vais pas me faire nommer par lui."

Effectivemment  FSS s'est battue vaillamment contre cette réforme menée au pas de charge, et qui n'a pas fini de faire des dégâts dans le monde de la création. Cela aurait pu lui valoir une nomination - souvenez-vous du formidable salto arrière avec doigt levé - Moi moi moi je veux un poste et de la reconnaissance - de Marin Karmitz. Un jour il signe une chronique dans le Monde avec ses camarades de la commission Copé pour dire à quel point ils se sent cocu, et trois semaines plus tard, il répond à une interview du même quotidien pour dire tout le bien qu'il pense de la réforme de France Télévisions. Entre temps il est allé à l'Elysée avec Alain Minc. Si le nom de Servan-Schreiber circulait ce pouvait être de l'intox de l'Elysée ou bien un test - Est-ce que ce nom passe dans l'opinion ? Nous savons tous que notre président de la République aime retourner les opposants et acheter de la marque.: Kouchner aux affaires étrangères, Mitterrand à la culture, bientôt Douillet au sport et  toujours Patek Philippe au poignet - Patek Philippe? Connais pas...

A qui le tour?

Allez, nous ne sommes pas chiens, voici en exclu mondiale les derniers noms qui circulent : Luc Ferry secondé par Rodolphe Belmer... Ferry, c'est encore de la marque, bien qu'il n'ait rien à voir avec l'autre, vous savez, le Ferry qui a vraiment fait quelque chose pour l'éducation...

 


 

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