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SÉRIES TV | Les Invincibles débarquent sur ARTE
écrit le 09/03/2010 à 15:00 par Frédéric Krivine
C'est enfin pour ce soir! Prête depuis près d'un an, la première saison des Invincibles, comédie sentimentale décalée, adaptation d'une série québécoise à succès, est enfin diffusée par ARTE, malheureusement à une heure beaucoup trop tardive (22h20). On ne sait ce qui pousse la chaîne franco-allemande à gaspiller ainsi cette grande réussite artistique - dont nous vous reparlerons bientôt en détail - mais c'est ainsi. A vos zapettes, à vos magnétos, et rendez-vous sur Scénaristes.biz pour en discuter au plus vite.
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OSCAR | Oscar de la meilleure adaptation à Precious
écrit le 08/03/2010 à 04:00 par La Rédaction
Parmi In the Air, Une Education, Dans le coup, District9, et Precious, c'est finalement ce dernier qui a remporté la précieuse statuette. Le scénariste Jeff Fletcher est apparu très ému dans ses remerciements.
Precious est adapté de la nouvelle 'Push' de Sapphire, et raconte la vie d'une adolescente noire illettrée et obèse dans le New York des années 1990, sexuellement abusée et violentée par ses deux parents, enceinte d'un deuxième enfant dont le géniteur est son propre père, qui lui inocule ce faisant le virus du sida.
Un film coup de poing et sans concessions qui porte toutes les blessures de la communauté noire aux USA.
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OSCAR | L'oscar du meilleur scénario à Mark Boal pour Démineurs
écrit le 08/03/2010 à 03:00 par La Rédaction
Selon la presse, le film était au coude à coude avec le film d'animation Là-haut (Bon Peterson et Tom McCarthy), mais c'est finalement bien Démineurs qui obtient l'oscar du meilleur scénario, alors que le film était l'objet de polémiques.
Démineurs a connu une fin de campagne difficile. La semaine dernière, le co-producteur du film, le Français Nicolas Chartier, avait scandalisé l'Académie des Oscars en envoyant aux votants un message électronique les appelant à préférer son film à Avatar. Cette pratique formellement interdite a valu à l'intéressé son exclusion de la soirée de remise des prix. L'Académie ne lui a cependant pas retiré sa nomination.
Plus récemment, une accusation de plagiat est arrivée sur le tapis puisqu'un ancien démineur a déposé une plainte contre la production. Selon lui, le film et le personnage sont directement inspirés de sa vie.
Enfin Démineurs avait été très critiqué par des militaires qui reprochaient au film des scènes très peu réalistes.
Toutes ces critiques n'ont finalement pas handicapé Mark Boal qui remporte l'oscar devant le pourtant très redouté Inglourious Basterds, Là-haut, A Serious Man, The Messenger.
A noter : la jolie et didactique présentation des nominés du scénario, qui montrait des extraits de chaque film sur lequel se superposaient les mentions du scénario dans la type "Courier" typique des scripts américains... Une excellente idée pour démontrer à quel point l'action colle au scénario...
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OSCAR | Meilleur court métrage d'animation à Logorama
écrit le 08/03/2010 à 03:00 par La Rédaction
Logorama, un court-métrage d’animation réalisé par le collectif français H5, explore l’importance des marques dans notre société et montre comment elles sont présentes partout. Écrit et monté comme un véritable film d’action, avec des poursuites spectaculaires, une prise d’otage et une série de désastres naturels qui détruisent la ville de Los Angeles, le film a la particularité d’être entièrement construit de logos d’entreprises américaines et internationales.
Il vient de remporter l'oscar du meilleur court métrage.
Voir notre article décryptage avec les trois créateurs
Voir notre article avec le producteur du film
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SYNDICAT | Création de la Confédération des Producteurs Audiovisuels
écrit le 05/03/2010 à 19:00 par Emmanuelle Sardou
Les producteurs se rassemblent
A l'issue et à l'unanimité de leurs Assemblées Générales, le SPECT (Syndicat des Producteurs et Créateurs d’émissions de Télévision), le SPFA (Syndicat des Producteurs de Films d’Animation) et l'USPA (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle), ont décidé la création de la CPA (Confédération des Producteurs Audiovisuels), qui a tenu son premier conseil d'administration le 19 Février dernier.
Ce conseil est composé de 12 administrateurs représentant les organisations membres :
Philippe Alessandri (Télé Images Kids), David Bensoussan (Goldenia Studios), Fabrice Bonanno (Coyote Conseil), Virginie Calmels (Endemol France), Thibaut Chatel (Label Anim), Frédéric Cheret (Les Films d’Ici), Jacques Clément (Act4Productions), Nicolas Copperman (Calt Productions), Sophie Goupil (Les Poissons Volants), Jean-Pierre Guérin (GMT Productions), Samuel Kaminka (Samka Productions) et Marc du Pontavice (Xilam).
Il est présidé par Jacques Clément (SPECT), Jean-Pierre Guérin (USPA) et Marc du Pontavice (SPFA).
D'après le communiqué, "La Confédération regroupe 200 producteurs, et couvre l’ensemble des genres de programmes audiovisuels, des programmes dits de flux au magazine, à la fiction, à l’animation et au documentaire. En 2009, elle représente 85% de la production et de la distribution audiovisuelle. Face aux évolutions considérables à venir dans l’industrie audiovisuelle, qui vont transformer de fond en comble nos métiers et nos façons de produire, la Confédération aura pour première mission de permettre aux producteurs indépendants de parler d’une seule voix, auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des interlocuteurs du secteur.
Son objectif primordial est de redonner toute sa place au métier de producteur indépendant, véritable entrepreneur de la création audiovisuelle au sens le plus large. Dans tous les genres de programmes, le producteur est le porteur d’un projet, de sa genèse à sa version finale : il est le seul à en maîtriser l’ensemble des éléments, de l’artistique au financier. À l’heure où beaucoup de diffuseurs renforcent leur politique d’intégration verticale, l’indépendance du producteur est la garantie de la diversité, de l’efficacité économique, et de la satisfaction du téléspectateur.
Les enjeux sont considérables, et l’actualité immédiate apporte des défis importants à relever. La Confédération, dont les membres ont activement participé à l’élaboration des accords interprofessionnels conclus avec tous les diffuseurs, demandera à être entendue rapidement par le Conseil Supérieur de l’ Audiovisuel sur le nouveau cadre réglementaire applicable aux diffuseurs terrestres. Elle sollicitera également un entretien avec le Président de France Télévisions afin
d’obtenir des garanties d’égalité de traitement de tous les producteurs, au moment où la régie publicitaire du service public fait l’objet d’une privatisation dans des conditions contestées."
On salue la volonté affichée de défendre l'indépendance des producteurs... Mais vu le nombre de passe-plats, de baisseurs de culotte, de cyniques, d'engrosseurs de marge et de paniqués d'avance qui se cachent derrière les diffuseurs pour faire suer le burnous et qui font le quotidien professionnel des scénaristes, on attendra un peu de voir ce que cette Confédération apportera avant d'applaudir...
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PALMARES | Carton pour Un Prophète aux César 2010 !
écrit le 28/02/2010 à 12:00 par Nathalie Dassa
Pour cette 35ème cérémonie des Prophètes...heu... des César, qui s'est déroulée le samedi 27 février au Théâtre du Châtelet, présidée par Marion Cotillard et animée par Gad Elmaleh et Valérie Lemercier, Un Prophète de Jacques Audiard a raflé sans surprise 9 César, dont Meilleur Scénario Original, Meilleur Acteur, Meilleur Réalisateur et Meilleur Film, sur 13 nominations.
C’est le troisième César du Scénario pour Jacques Audiard après Sur mes Lèvres et De battre mon Cœur s’est arrêté et un jackpot et doublé historique pour Tahar Rahim, qui récolte ce qu’il sème en remportant les prix du Meilleur Espoir Masculin et Meilleur Acteur !

Joie émue également pour Isabelle Adjani, sacrée Meilleure Actrice pour La Journée de la Jupe (voir l'extrait en vidéo), déjà détentrice de 4 César (Possession, l'Eté Meurtrier, Camille Claudel et La Reine Margot). Joie aussi pour Les beaux Gosses de Riad Sattouf (Meilleur Premier Film), Gran Torino de Clint Eastwood (Meilleur Film Étranger) et pour le documentaire L’Enfer, en hommage au film inachevé d’Henri-Georges Clouzot, réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea.
Merci également à l’Académie pour les deux prix décernés à des films... prédestinés! : Meilleure Musique (Armand Amar) pour Le Concert de Radu Mihaileanu, qui a reçu également le prix du Meilleur Son, et Meilleurs Costumes (Catherine Leterrier) pour Coco avant Chanel d’Anne Fontaine.
Enfin, l'ex artisan-charpentier, Harrison Ford, souriant mais crispé, a reçu le César d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière, remis par Sigourney Weaver, et Fabrice Luchini a rendu un hommage à feu Éric Rohmer, sur un texte de Jacques Fieschi.
Une cérémonie certes monotone et prévisible, mais pendant ce temps un beur(re) a fondu et un ours avec un sac Chanel est passé…
Palmarès
Meilleur Espoir Masculin
Tahar Rahim (UN PROPHETE)
Meilleure Actrice dans un Second Rôle
Emmanuelle Devos (A L’ORIGINE)
Meilleur Scénario Original
Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri, Nicolas Peufaillit (UN PROPHETE)
Meilleure Adaptation
Stéphane Brizé, Florence Vignon (MADEMOISELLE CHAMBON)
Meilleur Son
Pierre Excoffier, Bruno Tarrière, Sélim Azzazi (LE CONCERT)
Meilleure Photo
Stéphane Fontaine (UN PROPHETE)
Meilleure Musique
Armand Amar (LE CONCERT)
Meilleur Premier Film
LES BEAUX GOSSES (Riad Sattouf)
Meilleur Acteur dans un Second Rôle
Niels Arestrup (UN PROPHETE)
Meilleur Court-Métrage
C’EST GRATUIT POUR LES FILLES de Claire Burger et Marie Amachoukell
Meilleur Espoir Féminin
Mélanie Thierry (LE DERNIER POUR LA ROUTE)
Meilleur Film Documentaire
L’ENFER D’HENRI-GEORGES CLOUZOT de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
Meilleur Film Étranger
GRAN TORINO de Clint Eastwood
Meilleur Montage
Juliette Welfling (UN PROPHETE)
Meilleurs Décors
Michel Barthélemy (UN PROPHETE)
Meilleur Réalisateur
Jacques Audiard (UN PROPHETE)
Meilleurs Costumes
Catherine Leterrier (COCO AVANT CHANEL)
Meilleur Acteur
Tahar Rahim (UN PROPHETE)
Meilleure Actrice
Isabelle Adjani (LA JOURNEE DE LA JUPE)
Meilleur Film
UN PROPHETE
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BERLIN | Une journée de sélections parallèles
écrit le 19/02/2010 à 13:00 par Anastasia Malinovskaïa
Quand j‘arrive dans une mecque de cinéma, comme Cannes ou Berlin, mon premier réflexe est d’aller voir tous les films de la sélection… Angoissée de la veille, je me réveille toutes les demi-heures pour vérifier si mon réveil n’est pas tombé en panne. Je saute le petit déjeuner (au cas où un de mes confrères arrive au guichet avant moi) et me presse vers l’entrée du métro. Je râle contre le train parce qu’il n’avance pas assez vite.
Le guichet « Tickets » ouvre tôt et les places sont limitées.
J’ai de la chance, j’ai toutes les invitations !...
La situation décrite ci-dessus est un rêve, ou autrement dit, une situation idéale. Je ne me lève pas tous les jours à 7 heures, et parfois, une journée de sélections parallèles s’impose. Dans ce cas, le choix des films se fait non plus en fonction de mes envies, mais des films délaissés par les autres. Quels sont donc ces films, présents dans le cadre du festival, et qui va les voir ? Contrairement à Cannes, la Berlinale est un festival public, et à condition de réserver en avance, le public se retrouve dans la salle, avec les professionnels, les journalistes et les acheteurs tant convoités.
Please give, que je définirais comme une comédie acide-amère. Hors compétition, ce film est écrit et réalisé par Nicole Holofcener. fille de la décoratrice Carol Joffe et de l’acteur Lawrence Holofcener, belle-fille du caméraman de Woody Allen… Vous l'aurez compris, même aux Etats-Unis, il est plus facile de faire du cinéma si on a un réseau. Le placement du film côté « Hors compét' » reste inexplicable : les critères de la sélection sont vagues et obscurs.
Le film réussit à la longue à recréer la vie d’une famille bobo artistique, vivant à New York, avec ses petits problèmes et ses voisins. La culpabilité d’une femme quant à ce qu'elle possède, dans le monde rempli d’autistes, de sans-abris et de déficients mentaux, est parfois tournée en dérision. Les dialogues sont souvent lents et sans profondeur, mais possèdent un joli style. En soi, c’est un film à voir entre copines, vautrées sur le canapé avec une bouteille de Chardonnay. (hommage à Bridget Jones dont l’interprète est dans le jury berlinois 2010).
Ya, (Moi en français) est un film russe arthouse. Voici typiquement un film de festival, et son réalisateur Igor Voloshine en a pleinement conscience. Le film a déjà eu sa sortie : sur 40 copies pour tout le territoire, il est resté dans les salles une semaine. La Berlinale est pour cette œuvre une chance inespérée d’être vue par un public international. Les petits films ont du mal à survivre en France, mais quand on fait le tour des festivals, on se rend compte que leur destin est difficile partout.
L’action se passe dans les années 80-90 où tout est devenu permis, mais personne n’a indiqué de limite. La jeunesse passée à consommer toutes les formes de drogues mélangées à de l’alcool, se termine souvent à l’asile ou en prison. Les policiers sur place règlent leurs comptes et commettent des actes criminels effrayants de cruauté, ayant pleinement conscience de leur impunité. Le pays est occupé par la question de la survie, et non par la morale ou par les actes de sa police. L’histoire, racontée du point de vue d’un gamin, est à 100% autobiographique. L’auteur avoue d’avoir passé 1 mois et demi en asile pour éviter de faire son service militaire, moyen commun de ne pas tomber entre les mains de l’armée, où le bizutage des nouveaux se terminait souvent par des injures graves, voire la mort, dans un système opaque de loi du plus fort et du plus gradé. Or, Vol au-dessus d’un Nid de Coucou, à qui Ya fait pleinement référence, et qui a été pour les jeunes de l’époque une sorte de manuel de "comportement en asile", s’est avéré très en-dessous de la réalité post-soviétique. Les infirmiers « cassaient » ceux qui franchissaient la porte dès le premier jour, sans attendre les éléments déclencheurs, comme le bris d’une vitre par Jack Nicholson...
Ce film mélange les genres, il est riche en couleurs et frappant de lucidité, mais il a du mal à rencontrer son public. Les petits budgets ne permettent pas de garder l’argent pour la promotion, et les acheteurs courent les blockbusters, même à la Berlinale. Ya passe quatre fois dans le cadre du festival, on verra si il aura de la chance d’être repêché.
Et, pour le dessert, Nénette, un documentaire de Nicolas Philibert. Après Être et Avoir, le réalisateur se lance dans l’aventure d’un autre genre. Le nouveau sujet de son attention est une orang-outan de 40 ans, vivant au Jardin des Plantes. Capturée très jeune, Nénette a passé sa vie à regarder à travers les barreaux de sa cage et à étudier les gens. Avec le temps, elle a acquis l’air d’une sagesse supérieure. À travers ses yeux, le réalisateur nous permet d’avoir un regard sur la société, sur nous, sur l’humanité.
Les documentaires de création constituent un autre groupe d’œuvres « difficiles à vendre ». Honnêtement, qui va payer une place de cinéma, pour aller voir un orang-outan ? La seule réponse valable reste la télévision.
Ce choix éclectique permet de faire un petit constat : de plus en plus de films ouvertement bankables (avec l'accent américain, s’il vous plaît) sont en compétition et en sélection officielle. Les plus honnêtes des grands se retrouvent hors compétition, mais passent en fanfare dans la grande salle du festival (le dernier Scorsese). Les sélections parallèles regroupent donc souvent les oubliés et le patrimoine restauré, mais c’est un autre sujet.
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FESTIVAL | Comment voir un film à la Berlinale ?
écrit le 17/02/2010 à 08:00 par Anastasia Malinovskaïa
...Father of invention (Sélection Panorama)
Contrairement à son titre, ce film n’invente rien de nouveau sur un scénario classique qui nous amène du début à la fin sans qu’on se pose la moindre question. Or, la plus grande question que je me suis posée était celle d’avant le film : comment m’y rendre ?
Parcours d’un spectateur berlinois accrédité (si vous ne l’êtes pas, c’est encore plus difficile)…
Step 1.
À l’endroit où vous récupérez votre accréditation, le personnel est très gentil et souriant, et vous munit d’un catalogue de films à voir (Deutsch/English).
Step 2.
Vous arrivez à ne plus faire attention aux titres sans fin en allemand et essayez de trouver les mots familiers, noms de réalisateur, genre « Scorsese », ou französisch marqué sous le titre, qui promet la version audio compréhensible. Car il ne faut pas vous tromper : voir un film japonais sous-titré allemand peut se révéler une expérience culturelle aussi enrichissante... que dérangeante. Je choisis Father of invention avec Kevin Spacey… ce nom aussi me dit quelque chose.
Step 3.
Une fois le film choisi, vous cherchez le nom de la salle et l’identifiez sur un petit plan avec les chiffres (dans le catalogue): entre les CinemaxX 1, CinemaxX 9, Colosseum, Arsenal, Cubix et autres Cinéstar et FriedrichstadtPalast (j’ai plus de souffle…), vous avez plus de 50 endroits potentiels pour vous perdre. Bingo ! C’est 34.
Step 4.
En fonction de votre accréditation, vous regardez si le passage par le guichet « Tickets » s’impose. En général, il faut prévoir les bons films la veille, sinon, le Farsi sous-titré allemand vous attend toujours.
Step 5.
Parfois l’entrée ne dépend que de la présence du badge autour de votre cou (à la fin du festival, vous avez la tendance à le présenter aux hôtesses de l’air, parce que sinon vous avez peur de ne pas être admis au bord de l’avion)…
Toutefois, une fois le ticket et le badge sur vous, vous pouvez commencer à y aller… Commencer, car vous demandez autour de vous, et... Les Berlinois sont gentils, très gentils. Ils essaient souvent vous aider et souvent même ils parlent anglais. Mais quand ce n’est pas le cas, c’est plutôt dur…
Father of Invention se trouve à l’adresse symbolique : Karl-Marx-Allee 33. Donc, huit stations en métro du palais berlinois, avec une correspondance à Alexanderplatz (pensez Châtelet), vous y êtes…
Et là, vous avez une heure trente d’un repos bien mérité. Or, le film en question reste beaucoup moins impressionnant que le chemin que vous avez fait pour arriver à le voir. Les aventures d’un inventeur qui devient milliardaire, perd tout, se retrouve en prison et en sort pour se refaire la santé, sont prévisibles (contrairement aux personnages qu’on peut croiser dans le métro berlinois). Même Kevin ne sauve pas la mise. La prochaine fois, j’opte pour le Farsi, c’était juste à côté des accréditations…
Vous restez donc déçus, mais fiers de votre ténacité, car maintenant… il faut rentrer.
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FESTIVAL | Quand Bollywood rencontre Hollywood : My Name is Khan (à Berlin aussi)
écrit le 17/02/2010 à 08:00 par Anastasia Malinovskaïa
Passé hors compétition, My name is Khan est un hybride bizarre entre les films de Bollywood avec une structure narrative lente, ornée de multiples clips musicaux, dansants et chantants, et l’action hollywoodienne. Or, sur les 165 minutes du film, seulement une première dizaine se passe en Inde. Le reste de l’action se déroule chez l'Oncle Sam.
My name is Khan and I’m not a terrorist est le leitmotiv du film, produit par Hiroo Yash Johar, Yauri Khan, réalisé par Karan Johar et coécrit avec Shibani Bathija.
Les scénaristes pourraient très bien rester sur cette idée forte : un homme musulman, atteint du syndrome d’Asperger, veut à tout prix rencontrer le président américain pour lui expliquer qu’il n’est pas un terroriste. Or, l’écriture caractéristique de Bollywood multiplie les enjeux divers et variés, et crée un millefeuille indigeste, bouclé à 15 minutes de la fin.
En l’espace de deux heures, le super héros indien trouve l’amour de sa vie, perd un fils, sauve une ville de l’inondation, traverse l’Amérique en stop, se retrouve emprisonné et torturé et je vous passe les intrigues axées sur les personnages secondaires…
Ce film réunit deux superstars de Bollywood, Shah Rukh Khan et Kajol Devgan. L’acteur indien mérite toutefois une mention, car son interprétation est étonnante de finesse et d’imagination pour incarner un personnage légèrement autiste.
Je ne vous dirai pas s’il arrive à rencontrer le président des Etats-Unis, mais si vous décidez d’aller voir ce film à sa sortie en salle, préparez-vous à une exposition d’une heure, l’action commence ensuite…
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BERLIN | The Ghost Writer de Roman Polanski : une histoire forte comme un bon vieux whiskey
écrit le 14/02/2010 à 11:00 par Anastasia Malinovskaïa
La Berlinale 2010 a commencé "intense" avec le nouveau film de Polanski. Le réalisateur porte à l’écran le roman de Robert Harris (International Thriller Writers’ Award pour le meilleur roman 2008), qui l’a aidé pour son adaptation. Scenaristes.biz vous l'avait annoncé ici.
Polanski réussit brillamment le thriller politique avec une structure classique et une tension incessante qui nous tient en haleine jusqu'au coup de massue final... L’atmosphère et les comédiens sont pour beaucoup dans la réussite du film, mais pas tous : Pierce Brosnan crève l’écran par sa présence « James Bond », sans se donner pour autant le mal de chercher la psychologie du personnage de ministre britannique accusé de crimes de guerre. La surprise vient d’Erwan McGregor, plutôt réussi en écrivain traqué. Les rôles féminins sont intéressants, sans plus : Kim Catrall se présente encore une fois en blonde sulfureuse, elle en a l’habitude depuis Sex and the City. Olivia Williams est d’une tenue discrète et distinguée…
On regrettera cependant la présence de placement de produits à tout-va. Les clips publicitaires pour BMW, Lacoste, Smirnoff sautent tellement aux yeux qu’ils ont tendance à nous sortir de notre fauteuil…
A contrario, l’humour très british du scénario emballe l’affaire de façon agréable et laisse l’après-goût d’un bon scotch.
A tester à partir du 3 Mars !
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